‹ FabianaChapitre 24 sur 68 · G FABIEN A · texte numérisé non relu

G FABIEN A

vait encore de ces décombres, d'où sortait par intervalles un jet de flamme qui s'éteignait aussitôt faute d'aliment. La foule s'était peu à peu dispersée, il n'y avait plus là que quelques curieux intrépides déterminés à veiller jusqu'à l'aube.

Fabiana revint s'asseoir à la même place où elle attendait quelques heures auparavant , tandis que Salvador et Flérida veillaient enivrés de ces joies ardentes , de cet inquiet bonheur qui ne devait pas même durer jusqu'au lendemain. La Moresse considéra avec un sombre désespoir ces ruines embrasées où son amant infidèle venait de mourir sôus ses yeux , et sa vengeance lui fit horreur. Tout ce qu'elle avait au cœur de jalousie, de fureur et d'amour s'était éteint; elle ne sentait plus que l'affireuse douleur d'avoir causé la mort de Salvador et le public déshonneur de Flérida. Elle aurait , avec joie, donné sa vie pour sauver

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