‹ FabianaChapitre 47 sur 68 · GK01SI · texte numérisé non relu

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— Hélas ! je le sens bien, répondit douloureusement le marquis.

— Oui, reprit Thérèse, le repos le renge ; des idées de travail, d*ambition lui viennent à l'esprit ; mais que peut-il faire, que peut-il devenir ici? Il faudrait l'envoyer à Paris pour quelques mois.

— Me séparer de mon ûls! murmura le marquis.

— Mon oncle, il y a encore, pour Téloigner, un autre motif, un motif qu'il ne doit pas connaître. Gaston de Bearn est ici ; tous les jours on le rencontre dans la ville en tilbury, éclaboussant tout le monde. Vous savez quel mépris, quelle haine Georges a dans le cœur. Il ne faudrait qu'une occasion, un mot ; Georges se battrait avec M. de Bearn...

— 11 le tuerait ! s'écria le marquis, dont le vieux sang bouillonna.

— Ah ! mon Dieu, dit Thérèse, mais si votre fils, votre fils unique succombait ! Mon oncle, nous sommes si malheureux I... 11 faut éloigner Georges; dès aujourd'hui, parlez -lui de ce voyage.

Le marquis comprit qu'elle avait raison, et il se résigna. Le soir, il dit à son fils :

— Georges , tu mènes ici une vie désoeu-

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