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tons gris du ciel , et, le long de la façade, les fenêtres du salon formaient comme trois grands cadres lumineux où se mouvaient de fugitives ombres. Georges retint son cheval et regarda devant lui avec une profonde émotion. Il lui avait semblé reconnaître le gracieux profil d'Hélène sur les plis transparents des rideaux. Un moment après, cette svelte figure disparu!; la fenêtre s'ouvrit, et la voix bien connue de madame Dubourjas s'écria :
— ¥oici quelqu'un dans l'avenue; c*est M. de Roqueville!
Un moment après, Georges «ntrait au salon.
— Soyez le bienvenu, M. de Roqueville, s'écria la comtesse en lui tendant la main avec effusion ; je suis heureuse de vous revoir ! C'est du dévouement, d'avoir accepté mon invita^ tion : nous sommes si tristes ici!
En achevant ces mots, les larmes lui vinrent aux yeux. Georges avait déjà parcouru le salon du regard ; il n'y avait plus que madame Dubourjas à c6té de madame d'Aire : Hélène s'était retirée.
— Allons, allons, ma chère amie, dit la vieiite dame, ne vous chagrinez pas ainsi ; voilà M. de Roqueville qui arrive à point pour vous distraire, il faut bien vous dire ce qui se passe,