‹ FabianaChapitre 66 sur 68 · G4 «KO MES · texte numérisé non relu

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qui viennent le visiter ; tous gens de mauvais renom et de mauvaise compagnie. Dans le commencement il'y avait aussi deux femmes, deux tristes créatures qu*il promenait en tilbury; mais il les a renvoyées sons prétexte qu'il allait se ranger et faire un grand mariage. Jamais, cependant, il ne parle de mademoiselle d*£ntrevaux.

— Ah ! pensa Georges, il tient sa promesse, il attend !

— Je ne sais si je dois avertir la comtesse de tout ce que j'ai appris, reprit madame Dubourj as ; je ne sais si je dois la prévenir du départ d'Hélène avant le dernier moment.

— Non, non, madame, dit vivement Geoi^es, à quoi bon provoquer de nouveau ces douloureuses luttes ? D*ici au moment du départ de mademoiselle d*£ntrevaux il y a encore trois jours ; qui sait si la Providence n'amènera pas quelque changement?...

— La Providence , murmura madame Dobourjas, elle ne fait rien du tout quand on ne Taide pas un peu !

— Madame, reprit Georges d'une voix grave et légèrement émue, je vais repartir pour Paris dans un quart d'heure, une affaire importante m'y appelle ; mais bientôt je serai de retour.

Oui, je retournerai, je Tespère.... demaio, avant midi, je serai encore ici ;... si je ne reviens pas... si le soir vous ne m'avez pas revu, ne m'attendez plus... Vous qui fûtes si bonne pour moi, madame, vous qui m*avez honoré de votre amitié, donnez-m'en alors une dernière marque; voici une clef, la clef du secrétaire qui est dans la chambre que j'occupe ici ; vous y trouverez des lettres...

— Vous allez vous battre, monsieur ! interrompit madame Dubourjas, effrayée, eh ! avec qui, grand Dieu ?

— Avec Gaston de Bearn, répondit Georges; j*ai un ami à. Paris, je vais le chercher pour être mon témoin; nous reviendrons en poste cette nuit, et demain, demain matin, il y aura dans la forêt de Fontainebleau un homme mort : Gaston de Bearn ou Georges de Roqueville !

LE JUGEMENT DE DlEU.

Il était eDTiron trois heures après midi; Clo* domir Dumillet , paresseusement étendu dans son fauteuil, avait laissé tomber le volume in- 12 qui devait lui tenir compagnie jusqu^à rheure du dîner, et les bras croisés sur sa robe de chambre , son bonnet de velours rabattu sur les yeux, il sommeillait et rêvait une effroyable aventure de brigands. Tout à coup la porte ouverte brusquement et une voix bien connue réveillèrent Clodomir en sursaut. C'est

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