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première fols, la pauvre Syra déplora laperfe de sa riche écharpe brodée, que depuis longtemps elle eût donnée aux pauvres, si elle ne lavait toujours conservée pour une pareille occasion et un pareil usage. Et jamai? sa maîtresse n'avait pu lui faire accepter aucun objet de valeur, sans la condition expresse qu'elle en pourrait faire tel usage qu'il lui conviendrait, c'est-à-dire l'employer à des dons charitables.
Ces différentes assemblées s'étaient dispersées avant que la nouvelle de la violation de l'édit ne se fût répandue dans Rome ; ou, pour parler plus exactement, on ne s'était pas dispersé, mais ajourné jusqu'à la prochaine réunion dans les Catacombes. Les fréquentes entrevues de Torquatus avec ses deux associés païens dans les bains de Caracalla avaient été remarquées et soigneusement surveillées par le capsaire et sa femme, ainsi que nous l'avons déjà constaté; Victoria avait entendu le complot qu'ils tramaient, et dont le but était de faire une invasion dans le cimetière de Callistus le lendemain de la publication de l'édit. Les chrétiens, par conséquent, se considérèrent comme plus en sûreté le premier jour, et prirent avantage de la circonstance pour inaugurer, par des offices solennels, les églises des Catacombes qui, après être restées peu fréquentées pendant quelques années , venaient d'être réparées et mises en ordre par les fossores , repeintes et garnies de tout ce qui était nécessaire à la célébration du service divin.
Mais Corvinus, après être revenu de son premier effroi, et après avoir appendu en toute h^te une nouvelle copie de l'édit, moins pompeuse toutefois que la première, commença seulement à songer aux conséquences probables et sérieases de la colère de son maître impérial. Le Dace avait raison: c'était lui qui était responsable de cette violation. Il sentit la nécessité de faire, ce jour même, quelque chose, pour prévenir les effets de la disgrâce qu'il avait encourue, avant d'oser affronter les regards de l'empereur. En conséquence, il résolut de précipiter l'attaque du cimetière, laquelle ne devait avoir lieu que le jour suivant, d'après son premier plan.
Il se rendit, à cet effet, de grand matin à l'établissement des bains, où Fulvius, qui surveillait toujours Torquatus avec défiance, avait retenu ce dernier dans l'attente de la venue de Corvinus, pour tenir conseil ensemble. Le digne trio concerta ses plans. Corvinus, guidé par l'apostat qui agissait à contre-cœur, et soutenu d'une bande de soldats choisis, toujours à sa disposition, devait envahir le cimetière de Callistus, y semer l'alarme et en chasser tous les prêtres et les principaux chrétiens qui s'y trouveraient réunis ; tandis que Fulvius, demeurant à l'extérieur avec une autre compagnie, intercepterait le passage et leur couperait toute retraite, en s'assurant les prises les plus importantes et spécialement du souverain pontife et des membres du clergé supérieur, que sa présence à l'ordination le mettait à même de reconnaître. Tel était son plan. — Que ces imbéciles, se dit-il, jouent le rôle de furets, qu'ils fouillent la garenne ; je serai, moi, le chasseur qui veille à l'extérieur et qui profit» de la chasse.
vages sacrés sont considérée par Bottari comme ayant été employés à port«r U lAlnU BuehA* r'utie suipendue au oou (Roma nibterrannn , toruel, Sg. 2), et PeUiola Qoaârmt 0« Uit^M 4JTers arguments. (ChrUtia-M^ Eulu. Polilia., toui* III, p. 23J
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Cepeùdant Victoria en avait trop entendu pour ne pas désirer en savoir davantage : elle feignit d'être très-occupée, de nettoyer et ranger la salle écartée où ils se concertaient, et surprit leur secret sans éveiller de soupçon. Elle alla tout raconter à Cucumio, et ce dernier, après s'être longtemps torturé l'esprit pour trouver un moyen de prévenir ses coreligionnaires du danger qui les menaçait, s'arrêta enfin à un plan qui lui parut le plus expédient à cet effet.
Sébastien, après avoir assisté, comme d'ordinaire, au service divin du matin, incapable, à cause des devoirs qu'il avait à remplir au palais, da faire davantage, s'était rendu, conformément à une habitude presque générale, à l'établissement des bains, pour y fortifier ses membres par un rafraîchissement salutah e, comme aussi pour donner le change aux soupçons que son absence matinale eût pu faire naître. Tandis qu'il se baignait, le vieux capsarius, ainsi qu'il s'était lui-même pompeusement qualifié dans son inscription antéposthume, écrivit sur un feuillet de parchemin tout ce que sa femme avait entendu du complot d'invasion immédiate, et de l'intenliou de Fulvius de s'emparer de la personne du souverain pontife. Il attacha mystérieusement cet écrit à l'aide d'une épingle ou d'une aiguille à l'intérieur de la tunique de Sébastien, sur leiquelle il avait été chargé de veiller. Il n'osait pas, en présence d'étrangers, adresser la parole à l'officier.
Sébastien, au sortir du bain, passa dans la salle de conversation, où l'on discutait très-vivement au sujet des événements du matin, et où Fulvius attendait que Corvinus vînt le prévenir que tout était prêt. Il sortit avec dégoût, et en marchant, il sentit le froissement d'un objet étranger sur sa poitrine; il y porta la main, examina ses vêtements et trouva le parchemin. L'avis était formulé dans un latin au moius aussi élégant que celui de l'épitaphe de Cucumio ; mais Sébastien le comprit assez pour juger nécessaire de retourner sur ses pas vers la voie Appienne, au lieu d'aller vers le Palatin, afin de porter en toute hâte cette importante information aux chrétiens rassemblés dans le cimetière.
Cependant, ayant rencontré une messagère plus prompte et plus sûre que lui dans la personne de la pauvre fille aveugle, dont les démarches ne devaient pas, ainsi que les siennes, attirer l'attention, il l'arrêta, lui remit la note, après y avoir ajouté à la hâte quelques mots avec la plume et l'encre qu'il portait constamment sur lui, et il la pria de porter, la plus promptement possible, le message à sa destination. D'autre part, à peine avait- il quitté les bains, que Fulvius, dft son côté, recevait la nouvelle que Corvinus et ses troupes étaient en marche vers le point désigné. Seulement, pour dérouter les soupçons, ils faisaient un grand détour par la campagne. Il monta immédiatement à cheval et s'avança par la grande route, tandis que le soldat chrétien, dans un chemin de traverse, doa<ûait ses instruction? à sa messagère.
Lorsque nous avons accompagné Diogène et Pancrace dans le dédale des Catacombes, nous nous sommes arrêtés au moment d'entrer dan? l'église souterraine, parce que Severus ne voulait pas en livrer le chemin aux trahisons de Torquatus. C'était précisément dans cette égh.sa que la con;irégation chrétienne était rassemblée eu ce moment sous la Qoaduite de i»o£i premier paàteur. La cliapelie était construite seloQ l«
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principe commun à toutes les excavations semblables, car nous ne pouvons pas les appeler des édifices.
Que le lecteur se figure deux de ces cubicilla ou chambres, que nous avons décrites précédemment, placées de chaque côté d'une galerie ou passage, de telle sorte que leurs portes ou plutôt leur larges entrées soient en face l'une de l'autre. A l'extrémité d'une de ces cubicula se trouve un arcosolium, ou tombe-autel; et la conjecture probable est que, dans cette division, se trouvaient les hommes sous la conduite des ostiarii^, et dans l'autre les femmes sous la conduite des diaconesses. Cette séparation des sexes pendant les offices divins était strictement observée dans les premiers temps de l'Eglise.
Souvent ces églises souterraines n'étaient pas dépourvues de décorations architecturales. Les murailles, spécialement celles qui avoisin aient l'autel, étaient plâtrées et peintes, et (ips demi-colonnes fort gracieusement taillées dans la pierre calcaire et ornées de bases et de chapiteaux, divisaient les différentes parties et ornaient l'encadrement des entrées. Dans une de ces églises — la plus grande des basiliques qui aient été découvertes jusqu'aujourd'hui dans le cimetière de Callistus — il y a une chambre sans aucune espèce d'autel, communiquant avec l'église par une ouverture en forme d'entonnoir , perçant la muraille dont l'épaisseur est d'une douzaine de pieds et entrant dans la chambre, dont le niveau était inférieur à celui de l'église, à une hauteur de cinq à six pieds et dans une et direction oblique ; de telle sorte que tout ce qui se disait dans l'église pouvait a. chœur ou sanctuaire, avec être entendu, mais que rii3n de ce qui s'y fai- la chaira épiscopaie (o) «t dei sait ne pouvait être vu par ceux qui se trou- ''*"°' p''^'" *" «''"«^ (**)• - »•
^ '^ ,,. j, ,, -tï. ,-« Compartimeat pour iei hommes,
valent rassemblés dans cette chambre. On a «éparô du chœur par deux pUier, supposé très-naturellement que ce devait qui «upportent une arche. — c. être là la place réservée pour cette classe de corridor de la catacombe, donpénitents publics appelés audientes, écou- °"** *"*'** ^^^f ^^n-e- - d.
f ^ .,11 • 1 • X Compartiment des femmes avec
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La basilique dans laquelle les chrétiens «"«^'"^ p»"" '^«» coiounettes qui étaient rassemblés lorsque Sébastien y en- 'ont eaiiiie dans la muraiiu. voya son message était de tous points semblable à celle qui a été découverte dans le cimetière de Sainte-Agnè?. Chacune de ces deux
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