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TROUVEE DA%'S

LE CIMBTIÉ&X DE SAINTE-AONÉS.

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divisions était double, c'est-à-dire qu'elle se composait de deux grandes chambres, séparées conventionnellement entre elles par des demicolonnes, dans ce qu'on pourrait appeler l'église des femmes, et par des pilastres, dans celle des hommes. Dans l'un de ces pilastres, il y avait une niche pratiquée pour recevoir une image ou une lampe. Mais la particularité la plus remarquable de celte basilique est un prolongement ultérieur de la construction, de manière à donner place à un chœur ou sanctuaire. Ce chœur a à peu près les dimensions de la moitié de chaque autre compartiment, dont il est séparé par deux colonnes engagées dans la muraille. Il est aussi plus bas de voûte que le reste des églises, caractère que l'on peut observer encore dans nos églises modernes. Chaque compartiment des deux divisions de l'église renferme, incrustée dans la muraille, une haute tombe à arceaux voûtés, et de plus quatre ou cinq rangées de tombeaux au-dessus, tandis que l'élévation de ce sanctuaire ne dépasse guère celle de ces arcosolia, ou tombesautels. A l'extrémité du sanctuaire, au milieu et contre la muraille, est une chaise à dossier et à bras taillés dans la pierre; et de chaque côté, un banc, de pierre également, se projette le long de la muraille et occupe ainsi l'extrémité et les deux côtés du sanctuaire. Comme la table de la tombe voûtée, située derrière la chaise, est plus élevée que le dossier du trône, et comme ce dernier était inamovible, il est clair que les divins mystères n'ont pu être célébrés sur cette tombe.

Il fallait donc qu'on plaçât un autel portatif devant le trône, dans une position isolée, au milieu du sanctuaire ; et cet autel — la tradition nous l'apprend — était l'autel de bois de saint Pierre.

Nous avons de la sorte les dispositions exactes qui se retrouvent dans les églises bâties après la paix, et que l'on voit encore de nos jours dans toutes les anciennes basiliques de Rome : — la chaire épiscopale dans le centre de l'abside, le cLœur ou les stalles du clergé sur les deux côtés, et l'autel entre le trône et le peuple. Les premiers chrétiens indiquaient ainsi à l'avance, dans leurs excavations souterraines, les principes qui devaient diriger par la suite les formes de l'architecture ecclésiastique.

C'était donc dans une basilique pareille que nous supposerons les fidèles chrétiens réunis, lorsque Corvinus, à la tête de ses satellites, arriva à l'entrée du cimetière. Ils avaient suivi le chemin connu de Torquatus, et qui conduisait à des degrés s'ouvrant au milieu d'un bâtiment en ruines, et cachés par des piles de bois et de fagots amoncelés. Ils trouvèrent l'entrée libre et prirent immédiatement leurs dispositions.

Fulvius, avec un corps de dix à douze hommes, demanda à garder l'entrée ; il devait saisir au passage tous ceux qui se présenteraient pour entrer ou pour sortir. Corvinus, avec Torquatus, et un autre détachement de huit hommes seulement, se chargea de descendre dans le cimetière.

— Je n'aime pas cette besogne souterraine, dit un vieux légionnaire à barbe grise : je suis un soldat, et non pas un tueur de rats. Qu'on m'amène un adversaire à la lumière du ciel, et je le combattrai main à main, pied à pied, mais je ne me sens aucune espèce d'inchnation pour être enfumé ou empoisonné comme une fouine dans un terrier.

Ces paroles trouvèrent de l'écho dans les rangs de ses compagnons.

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