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Deux gros boui'geoi5, anciens omis, Je veux dire amis de collège Au fond d'une voiture et sur le même siège Un jour se lorgnaient indécis .• Après quelques vnguos rècils On renoue enTm connaissance.
Profilant d'une heure d'arrêt.
On descend de la diligence Pour entrer dans un cabaret.
Jusque là point de mal. Un vin bon et clairet Chauffe d'abord la tête et la poitrine. On parle, on boit, le reste se devine : On déraisonne, en croyant parler bien : On dogmatise et l'on ne croit à rien:
Arien? s'entend : on adorait Voltaire ; On peut l'aimer et n'être pas notaire,
Grelfier, commis et fils d'apothicaire.
Enfin nos gens (run air fort sérieux Vont attaquer des points religieux.
On ai'gumcnte : à grands frais de langage On dit ce que l'on sait et même davantage. Le bon vin coule à flot, on peut boire et causer Pour que l'aniitic croisse il la faut arroser. Mais il trahit ce jus des treilles !
Et plus avancent les bouteilles Plus la raison perd du terrain.
Après un infànie relrain, Plat souvenir d'un passe libertin, On entame une polémique, De mots en mots, de réplique en réplique, Tombent des fleurs de rliétorique Comme il en pleut au cabaret, A la caserne, à l'audience, Partout enfin où règne la licence.
Enfin à coup de poings une lutte commence. La maîti-esse aussitôt hors du logis s'élance, Vers le chef de j)olice accourt en gémissant : « Tout à l'heure, dit-elle, il va couler du sang,
Vite, monsieur le commissaire I »
Le commissaire arrive, empressé, menaçant
Kl trouve nos amis tous les deux s'embrassant. Ainsi se termine PalTaire.
Duellistes, joueurs, plaideurs et potentats, (Vest ainsi que devraient lînir tous vos débats.