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LE GLAÇON, LE CHÊNE DÉRACINÉ ET LE SOLEIL

Par un bloc de glace entrainé, Un pauvre arbre déraciné Pleurait sur sa gloire passée, Et le Glaçon raillait sa grandeur éclipsée.

— Chêne, qui fus jadis l’ornement des forêts, Oh! combien ta puissance était petite auprès De ma puissance sans égale :

Je domine les mers, je menace les cieux, L’homme fuit devant moi, je fais trembler les dieux, Tu me sers de jouet et ta grandeur royale, Ainsi qu'un brin de paille emporté par les vents, Cède à mes moindres mouvements :

À droite, à gauche, au loin, à mon gré je te chasse. Pauvre Chêne, je bouge et tu changes de place !

Ainsi chacun son tour et maintenant c’est mai

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