LIVRE QUATRIÈME
— Pourquoi marches-tu sur ja trace, Vil mouton ?
Cria le fauve sanguinaire,
iate, —Je ne suis pas menteur, sieur glouton, d'ordinaire, Répondit tout tremblant, h L'animal bêlant, Je venais à votre rencontre, Cela clairement vous démontre Que je ne puis avoir passé Dans le noble chemin que vous avez tracé,
— Par ma vriffe ! est-ce qu'on ose Prolonger l'entretien ?
Je vais mettre mon pied où tu mettais le tien, C’est bien la même chose, Dit le glouton en se moquant.
Puis attaquant L’agneau qui l’implore, I] le dévore,.
Celui qui veut votre toison
Trouve toujours quelque raison.
FABLE IX
| LA CIGALE ORGUEILLEUSE à
: (| Au milieu d’un jardin fleuri, | Pour célébrer son hyménée Car elle avait pris un mari— Une brillante libellule Donna, paraît-il, un grand bal.
Or, l'avis n’en fut point verbal :
| Le soir d’une chaude journée,
Mais écrit, selon la formule, Par une gracieuse main, En lettres d’or sur parchemin.