‹ Fables canadiennes [microforme]Chapitre 159 sur 182 · LE RENARD ET LE LOUP-CERVIER · texte numérisé non relu

LE RENARD ET LE LOUP-CERVIER

Un renard glapissait d’une facon bien triste : Le) >] Il s'était pris au piéce. Un loup-cervier touriste . D ?

Curieux de savoir la cause de ses cris, Pour le venir trouver s’écarta de sa route.

— Voyez, dit le renard, comme me voilà pris ; Ah ! je méritais mieux sans doute !

Je suis victime du devoir;

On vous disait malade et je courais vous voir.

me— À

— mit TUE =

ET er

LE A re

ne ——— nm.

RCE 2

—Ma griffe est forte, Répond le loup-cervier que le plaisir transporte, Ma griffe est forte et je suis bien adroit ; Je ne saurais laisser renard au cœur si droit Dans un danger si redoutable ; Il faut être plus charitable.

Je vais ouvrir le jaége ; allons, pauvre captif, Otez-vous, soyez vif.

ET

EE tt te

Le loup-cervier, alors, par un effort suprême, Ouvre le piège un peu ; Il sauve le renard, mais il se prend lui-même.

— Adieu!

Lui dit avec artifice Le renard en partant ; J’admire fort ton sacrifice Mais n'ose pas en faire autant.

Ne faites pus le bien pour de vils honoraires ; Ecoutez votre cœur, mais aussi la raison.

Si de flatteurs discours vous rendent téméraires Vous ne serez payés que par la trahison.

FABLE IX

Page 1