LIVRE DEUXIÈME
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Alors tout à coup, la tête premitre, D'un nuage noir fondit l'aigle vain :
— Descends, lui dit-il, tu n'es pas des nôtres ! Sur le sol haï souvent tu te vautres
Comme l'animal qui ne vole pas ;
Coxime un vil poisson tu nages, toi cygne, Et tu prends dans l’eau tes Joyeux ébats, Descends, ou, vois-tu, j'appelle d’un signe, Pour te foudroyer, mes sujets de l'air,
Le cygne s'enfuit au fond du ciel clair.
Depuis ce temps-là dans la solitude
Le suave oiseau se cache avec SOIN ;
Il soupire seul, plein d'inquiétude,
Et le moindre bruit le fait fuir au loin.
Parmi nous, hélas ! souvent le génie
À méme destin que le cygne doux }
Il sème, en passant, des Jots d'harmonie :
On le iméconnait, et de wils jaloux
) \ | 76 FABLES Le poursuivent loin de leur sule bave.
Le génie errant, nulle part souffert, | Qui jelle en son vol un hymne suuve, | Le génie errant cherche le désert.
FABLE II