‹ Fables canadiennes [microforme]Chapitre 65 sur 182 · LIVRE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE DEUXIÈME

Que sa mère était morte în allant à la chasse au milieu des fourrés.

Les détails de sa mort n’ont pas été narrés.

Donc notre petit chat, tout fier de son adresse, Voulut prolonger son plaisir En lâchant pour la ressaisir, Avec plus d'art que de tendresse, La souris qui tremblait de peur.

Il avait, je suppose, Vu pratiquer la chose Au vieux chat son tuteur.

[l la faisait sauter au dessus de sa tête Ou bien rouler à quelques pas, Et la pauvre petite bête Tentait de s'échapper mais ne le pouvait pas, Car la griffe aiguisce La reprenait toujours.

Elle était épuisée

Et n’espérait plus de secours, Quand son jeune ennemi, trop grisé par la joie, Avant de lui croquer le cou, Pour lui rendre l'espoir, cruellement l'envoie Rouler au bord d’un trou.

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—Je suis assez habile, Se disait-il d’un ton badin, Pour la prendre avant qu’elle file Par ce nouveau chemin, Pour moi c’est double fête, En vérité, Que de la prendre encor pendant qu’elle s'apprête À jouir de la fiberté, Et c’est pour elle Peine deux fois mortelle.

Il se trompa ; La souris s’échappa.

IL faut bien quelquefois infliger des supplices ; C’est un devoir des plus touchants ;

Mais \ faut se garder de mettre ses délices Dans les angoisses des méchants.

apprête

FABLE XV

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