LIVRE DEUXIÈME
Moi je nage fort bien, je chasserai dans l'onde {} Et vous procurerai les poissons les plus frais. |
— Les fruits des bois ont-ils pour vous quelques attraits ?
Reprit le loup-cervier, vous en aurez de reste, k 4 C’est moi qui vous l’atteste, i 4 Car je grimpe aisément, vous ne l’ignorez pas, 11
Sur les plus hautes branches.
Je vous offrirais bien, chaque jour, aux repas, De la chair en épaisses tranches, | À Mais vous n’en mangez pas du tout. | |
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Ils partirent enfin, rôdant un peu partout, Mais plus souvent sur le bord des rivières.
Le loup-cervier mangeait, du meilleur appétit Et sans faire trop de manières, s Le gros poisson et le petit,
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— De la société je porte seul les peines, | Lui dit bien poliment le castor aux abois ; | Soyez plus généreux ; rentrons dans les grands bois,
ide ! Montez sur quelque hêtre et donnez-moi des faines.
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— Des faines ? j’y pensais; ca fera changement. G
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Ils marchaïent lentement, Car les pieds du castor n’ont pas grande vitesse. N LL : Après de longs circuits, D ji /) Ils trouvèrent un hôtre assez chargé de fruits. 15 Le loup cervier, avec prestesse, À Grimpa sur les rameaux et se mit à manger Q Un: Sans songer L A son camarade,
— Vous ne m'en donnez pas? demanda celui-ci.
Et je crains que ce fruit ne te rende malade. | Il ne faudrait qu’un accident, Répondit le lynx impudent,
{ | | | —Ta santé délicate est mon plus grand souci,
—C'est vrai, fit le castor, j'en souffrirais peut-être ; — [ cachait son dépit sous des dehors sereins—
de vais gruger l’écorce.
Or, il coupa le hêtre,
| | Le loup-cervier tomba puis se brisa les reins.