‹ Fables canadiennes [microforme]Chapitre 84 sur 182 · FABLE IV “ À L'ABEILLE ET L'ENFANT GOURMAND · texte numérisé non relu

FABLE IV “ À L'ABEILLE ET L'ENFANT GOURMAND

La gourmandise, d'ordinaire,

Est la passion de l'enfant,

Qui prête un charme imaginaire

Au fruit qu'on lui défend,

A ce mal donnons le remède .

ne , En la convenable saison, r. Mais il ne faut pas qu'on excède |

nn Ce que demande la raison. | } fl | À à | \ $ D

Un enfant renommé pour sa gloutonnerie Et ses mauvais desseins, Découvrit des essaims Cachés dans les buissons, au bord de la prairie :

—Du miel! s’écria-t-il, et pour un bon repas !.… L'eau m'en vient à la bouche !.…

C’est à peine chez nous si l'on veut que j'en touche :

J'en goûte un peu parfois, mais je n’en mange pas.

Sur un tronc, aussitôt, lestement il se juche £t porte sur la ruche Une indiscrète main.

Une abeille, soudain, Lui dit, tout en colère :

— Va-t'en, petit gourmand ; Peux-tu croire, vraiment, Que ma bonté tolère Une telle action ?

Tu mérites punition.

Et, sans attendre de réplique, Dans son transpoit

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