FABLE IV “ À L'ABEILLE ET L'ENFANT GOURMAND
La gourmandise, d'ordinaire,
Est la passion de l'enfant,
Qui prête un charme imaginaire
Au fruit qu'on lui défend,
A ce mal donnons le remède .
ne , En la convenable saison, r. Mais il ne faut pas qu'on excède |
nn Ce que demande la raison. | } fl | À à | \ $ D
Un enfant renommé pour sa gloutonnerie Et ses mauvais desseins, Découvrit des essaims Cachés dans les buissons, au bord de la prairie :
—Du miel! s’écria-t-il, et pour un bon repas !.… L'eau m'en vient à la bouche !.…
C’est à peine chez nous si l'on veut que j'en touche :
J'en goûte un peu parfois, mais je n’en mange pas.
Sur un tronc, aussitôt, lestement il se juche £t porte sur la ruche Une indiscrète main.
Une abeille, soudain, Lui dit, tout en colère :
— Va-t'en, petit gourmand ; Peux-tu croire, vraiment, Que ma bonté tolère Une telle action ?
Tu mérites punition.
Et, sans attendre de réplique, Dans son transpoit
pe 0 C0 A ls “ Lo nn ee. vs « # Pme ere en ce an eau ei fe eo
ere 740 Ml