‹ Fables choisies de La FontaineChapitre 3 sur 68 · X A MONSEIGNEUR LE DAUPHIN · texte numérisé non relu

X A MONSEIGNEUR LE DAUPHIN

pour la gloire aussi-bien que lui ; malgré l’impuissance de vos années, vous attendez avec impatience le temps où vous pourrez vous déclarer son rival dans l’amour de cette divine maîtresse. Vous ne l’attendez pas , Monseigneur, vous le prévenez. Je n’en veux pour témoignage que ces nobles inquiétudes , cette vivacité , cette ardeur ; ces marques d’esprit , de courage et de grandeur d’ame , que vous faites paroître à tous les niomens. Certainement c’est une joie bien sensible à notre Monarque ; mais c’est un spectacle bien agréable pour l’univers, que de voir ainsi croître une jeune plante qui couvrira un jour de son ombre tant de peuples et de nations.

Je devrois m’étendre sur ce sujet ; mais comme le dessein que j’ai de vous divertir est plus proportionné à mes forces que celui de vous louer, je me bâte de venir aux Fables , et j’ajouterai aux vérités que je vous ai dites , que celle-ci : c’est , Monseigneur . que je suis , avec un zèle respectueux ,

Votre très-lnimble, très -obéissant «t très-fidèle serviteur ,

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