AVERTISSEMENT
Voici un second recueil de Fables que |e présente au Fubliç. J’ai jugé à propos de donner à la plupart de celles-ci un air et un tour un peu différent de celui que j’ai donné aux premières, tant à cause de la différence des sujets , que pour remplir de plus de variété mon. ouvrage. Les traits familiers que j’ai semés, avec assez d’abon-, dance dans les deux autres parties (i) convenoient bien mieux aux inventions d’Esope qu’à ces dernières où j’en use plus sobrement pour ne pas tomber en des répétitions ; car le nombre de ces traits n’est pas infini. 11 a donc fallu que j’aie cherché d’autres enrichissemens , et étendu davantage les circonstances de ces récits , qui d’ailleurs me semblaient le demander de la sorte. Pour peu que le lecteur y prenne garde , il le reconnoîtra lui-même : ainsi je ne tiens pas qu’il soit nécessaire d’en étaler ici les raisons , non plus que de dire où j’ai puisé ces
(i) Cec deux parties contiennent les six premiers Livres de ses FaJbtes.
i5a avertissement.
derniers sujets. Seulement je dirai , par reconnoissance , que j’en dois la plus grande partie à Pilpay, sage indien. Son livre a été traduit en toutes les langues. Les gens du pays le croient fort ancien , et original à l’égard d’Esope , si ce n’est Esope lui-même sous le nom du sage Locman (1). Quelques autres m’ont fourni des sujets assez heureux. Enfin j’ai tâché de mettre en ces deux dernières parties toute la diversité dont j’étois capable. - *
(x) Fameux philosophe d'Ethiopie ou de Nubie , que de savane critiques ont prétendu s'être qu’un même personnage avec Esope et Pilpay.
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