ÉPILOGUE (i
C’est ainsi que ma muse , aux bords d’une onde pure* Traduisoit en langue des Dieux Tout ce que disent sous les cieux Tant d’êtres empruntant la voix de la nature.
Truchement de peuples divers ,
Je les faisois servir d’acteurs en mon ouvrage:
Car tout parle dans l’univers :
U n'est rien qui n’ait son langage.
Plus éloquens chez eux qu’ils ne sont dans mes vers.
Si ceux que j’introduis me trouvent peu fidèle.
Si mon œuvre n’est pas un assez bon modèle ,
J’ai du moins ouvert le chemin :
D’autres pourront y mettre une dernière main.
Favoris des neufs sœurs , achevez l'entreprise :
Donnez mainte leçon que j’ai sans doute omise ;
Sous ces inventions il faut l’envelopper.
Mais vous n’avez que trop de quoi vous occuper : Pendant le doux emploi de ma muse innocente Louis dompte l’Europe , et d’une main puissaute ,
Il conduit a leur fin les plus nobles projets Qu’ait jamais formes un monarque.
Favoris des neuf sœurs , ce sont là des sujets Vainqueurs du temps et de la parque (a).
(1) Conclusion.
(2) Ce morceau est sans tache. La Fontaine paraît avoir en vue, depuis le dix-huitième vers , d’imiter ceux qui terminent les Cièorgiques :
Hase tuper arvorum euh a , peeorumque canHtam ,
Et super arbonbus , Ctesar dum magnus ad allum Fulminât Euphratem bello , victorque volent es Per populos dut jura , viamque affectât Olympo. nia Fl rg ilium me trmpore rlu/cis alebat Parthenape , studiis JloivHtem ignobtlis oit.