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notre Poëte de lauriers, tandis qu’un troifieme eft OCCUPÉ à loutenir & relever le voile de [a poftérité repréfenté par une riche draperie qu'un Aigle enleve avec fon bec & fes ferres, pour mieux découvrir le Fabulifte françois. Les autres animaux attentifs à ce fpeétacle font, le Chien, le Renard, . Lion, le Taureau, la Brebis, &c, défignans indirectement, avec les précédens acteurs de cette fcene , les principaux caracteres de la morale Se du ftyle de notre Poëte. Toute cette planche eft d'une compofition allégorique & poétique qui annonce l'ouvrage, & le génie de celui qui en a compolé les Deffeins. C’eft ce qu'ont remarqué les Journaliftes de Trévoux dans l'explication qu'ils en ont donnée dans le fecond volume de Janvier 1759; Page 239 & fuivantes.
La grande Vignette du titre, Elle repréfente différens objets fymboliques , qui fe rapportent tous aux fables & au génie de la Fontaine. Le flambeau de la vérité, caractérifé par la vive clarté qu'il répand & par la gaze légere qui voltige au-devant , s'applique aux lecons voilées qui font contenues dans les Fables. Ce flambeau déguilé en caducée, par les deux ferpens & les deux aîles qui l'accompagnent , Offre encore l'image de l'invention, de la prudence des leçons de notre Poëte , & de la virefle donc elles fe gliffent dans lame. Une corne d'abondance qui répand des fruits ; une ruche-à-miel couverte de fleurs, d'où s'échappe un effain d’abeilles ; annoncent enfemble l'utilité, l'agrément & la fécondité. Le mafque de l’apologue placé fur le devant & parmi ce grouppe de diftérens objets, déligne Île genre de l'ouvrage. Le rout eft fufpendu fur des nuages, pour annoncer un préfen£ célefte qui nous vient des Dieux. Le
La V'ignerre au-devanr de l'Épitre au Roi. C'’eft une repréfentation pittorefque des armes de ce Prince. L'écuffon en eft formé par un ferpent qui fe mord la queue, emblême adopté de l'immortalité Il eft entouré d'une guirlande, d’où {ortent trois fleurs-de-lis naturelles qui viennent fe placer d’elles-mêmes dans cet écuflon. L'amour des peuples & la Viétoire y font défignés par une branche de chêne & par une branche de laurier, attachées au bout des deux palmes en fautoir qui forment deux L, lettre initiale du nom de Louis. Le fond de cet écuffon azur, cf le ciel, d’où s'échappent les rayons du foleil, fymbole de la devife du Roi:
Page 10, tome premier. La compofition de ce: Cul-de-lampe eft dans le genre paftoral. On ÿ voit une corbeille remplie de diverfes fleurs : He houlette, ornée d'un ruban noué galamment vers le haut , y eft attachée, & caractérile un tribut ou l'offrande d’un Berger.
Page 14, tome premier. Ce Cul-de-lampe eft une riche corne d'abondance, d'où fortent des gerbes chargées d'épis, & des branches de vigne chargées
| 187 de raifins. Ces fruits précieux reçoivent l'hommage des différentes fleurs qui s'y entremélent & qu'ils embelliflent.
Page 34, tome premier. Un ferpent, fymbole de la prudence, caché fous des fleurs, forme ce Cul-de-lampe & l'image de la maniere infinuante avec laquelle les leçons de morale doivent être préfentées. |
Page 44, tome premier. Un lis élevé, prêt à donner de nouvelles fleurs, fort de deux palmes, & fe trouve accompagné de deux branches, l'une d'olivier & l'autre de laurier. Ceci forme une efpece de faifceau ceint d'une banderole, chargé de fruits, de fleurs, & d’une guirlande de même qui en réunit toutes les parties. Le Peintre ayant en vue la Famille royale, à voulu exprimer par cette allufion pittorefque & agréable, l'affermiflement du fceptre entre les mains des Bourbons, la gloire & le bonheur du regne de Louis XV. :
Page 16, tome fecond. Une branche de chêne avec une branche de rofer, chargées de fleurs & de fruits, fe trouvent unies & entrelacées dans un caducée qui forme ce Cul-de-lampe. Cette compofition allégorique fait allufion aux deux genres d'éloquence, lun rempli de force & d'utilité, l'autre parfemé de fleurs & d'agrémens. Ceft lUrle Duler d'Horace.
Page 48, tome fecond. Les attributs poëtiques du tems fe trouvent ici réunis & {ufpendus par des fleurs. Le fufeau de la Parque, la faux, les cifeaux d'Attropos, un fablier aîlé, en carackérifent les différentes images.
Page sa, tome fecond. Par ce Cul-de-lampe, Tout compolé de diverfes pieces, unies cependant de telle maniere qu'aucune ne peur en être féparée, fans détruire l'enfemble ; M. Bachelier a voulu caractérifer les événemens & les divers accidens de la vie humaine, dont les nœnds différens forment ‘une chaîne indivifible. Une branche de chêne & des palmes foutiennent & farmonrent les différentes fleurs employées dans cette compofition.
Page 62, come fecond. Le peintre a repréfenté ici une lyre à fept cordes, entrelacée de branches de lauriers & de chêne, qui forment & qui foutiennent une double guirlande de fleurs. L'on apperçoit qu'en sine ainfi l'inftrument favori d'Apollon, il a voulu défigner la mélodie , l'invention
& le triomphe de la poëfie.
L'on ne fait point mention des autres of dus dans cet ouvrage, où la compofition & Î aux places & à la grandeur des efpaces de chaq vaincu Ja difficulté d'une maniere crès-ailée & très
nemens de même genre répane deffein, toujours aflujertis ue page, ont cependant -variée.
4 8 Toutes les Eflampes de cette édition ; 44 tirage defquelles on'a Por PR > Le HApre Imprimeur du Ko € - 5 <mpremé PEditeur par P. THEVENARD ares ed : acquiteé de la plus confidérable partie de cette émpreffion.
J.B. Durerrre fon fuccelfeur, qui s’eft