‹ Fables choisies, mises en vers T. 4Chapitre 95 sur 120 · Tome 17. O o · texte numérisé non relu

Tome 17. O o

146 FABLES. CHOUSTIES.

Vendôme, confentez au los que j'en attens; Faites-moi triompher de l'envie & du temps.

Enchaînez ces Démons, que fur nous ik n’attentent, Ennemis des Héros & de ceux qui les chantent.

Je voudrois pouvoir dire en un ftyle aflez haut, Qu'ayant mille vertus, vous n'avez nul défaut. Toutes les célébrer feroit œuvre infinie:

L'entreprile demande un plus vafte génie;

Car quel mérite enfin ne vous fait eftimer,

Sans parler de celui qui force à vous aimer?

Vous joignez à ces dons l'amour des beaux ouvrages; Vous y joignez un goût plus für que nos fuffrages; Don du ciel, qui peut feul tenir lieu des préfens Que nous font à regret le travail & les ans.

Peu de gens élevés, peu d’autres encor-même,

Font voir par ces faveurs que Jupiter les aime.

Si quelque enfant des Dieux les pofléde, c'eft vous; Je l'ofe, dans cobhibio nuébais dovañt tone.

Clio , fur fon giron, à l'exemple d'Homere,

Vient de les retoucher, attentive à vous plaire: “ On dit qu’elle & fes fœurs, par l’ordre d’Apollon, Tranfportent dans Anet tout le facré vallon:

Je le crois. Puiffions-nous chanter fous les ombrages Des arbres dont ce lieu va border fes rivages! Puffent-ils, tout d’un coup, élever leurs fourcils, Comme on vit autrefois Philémon & Baucis!

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