‹ Fables, contes et autres poésiesChapitre 14 sur 104 · I. \ GIlt.U'K · texte numérisé non relu

I. \ GIlt.U'K

Des bords égyptiens, avec: pompe amenée

Et de la foule environnée, Dame Girafe, un jour, arriva dans Paris. Pour la ménagerie elle était destinée.

C'était le pacha de Memphis Qui Fenvoyait en hommage à la France

Ses motifs de reconnaissance, Je les ignore et ne les cherche pas.

l'ourlant, je vous dirai tout bas,

Si la chose vous intéresse, Qu'ami de la Turquie, ennemi de la Grèce,

Ce pacha, dans un de nos ports, Construisait librement ses vaisseaux de hauts bords.

Mais j'en reviens au sujet de ma fable. La Girafe sortait des forêts du Sennar ;

Et, si j'en crois un auteur respectable, On n'en avait point vu depuis Jules César.

Son air bénin, sa taille énorme,

Son long cou, sa bizarre forme, Tout en elle excitait la curiosité, Surtout ce qu'on disait de son élrangeté,

Car on en citait des merveilles.

Aussi, de toutes parts, affluence de gens Qui croyaient n'avoir point assez d'yeux ni d'oreilles.

Dès que les animaux présents ( J'entends les animaux de la ménagerie, D'autres encor se rencontraient céans ) Furent instruits qu'en leur hôtellerie Ils allaient recevoir ce géant du désert , Ils résolurent, de concert,

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