CE BTCHEROX ET LE LOUP
« Do grâce, ouvrez-moi votre porte, Et cachez-moi dans quelque coin, Des chasseurs, qui ne sont pas loin, Je fuis la barbare cohorte ; Ouvrez vite, dépêchez- vous , Ou je vais tomber sous leurs coups.
Supplier n'est pas, d'ordinaire, La façon de parler des loups; Mais ne voyez que ma misère.
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Et ma fatigue et mon émoi, Ah! par pitié, secourez-moi! »
Le Bûcheron, à qui s'adresse La prière du malheureux, Plus perfide que généreux, Ouvre et lui dit : « Je m'intéresse Et je compatis à ton sort.
Entre vite, car le temps presse, Déjà j'entends le bruit du cor. »
Le Loup se hâte, et dans l'étable S'en va se cacher de son mieux; De cet asile charitable, Bénissant son hôte et les dieux.
« Surtout, dit-il, quand, tout à l'heure.
Les chasseurs viendront s'enquérir
Si j'ai gagné votre demeure,
Gardez-vous de me découvrir.
Ne laissez pas l'accès facile
A ceux qui me feraient périr;
Et faites respecter l'asile
Que vous consentez à m'ouvrir. »