HOMMAGE A SO\ E MINE N CE MONSEIGNEUR LE CARDINAL DONNET
Deux philosophes voyageaienl , Esprits supérieurs ou Voulant le paraître ( La vanité souvent suit le titre de maître ) ;
Chemin taisant ils échangeaient
Trésors d'orgueil non moins que de science, Et parlaient, pleins de confiance En leur savoir de faux aloi, De Dieu, de ses desseins sur l'homme , et de sa loi Et de philosophie et de sagesse antique, Et des disputes du Portique, Des hiens, des maux, du doute et de la loi, De tout enfin, comme c'est la pratique De ceux qui se donnent l'emploi De tout soumettre à leur critique.
Leur traite s'avançait, mais l'air était brûlant; C'était le vent du sud qui soufflait sur la plaine; Et contraints d'aspirer sa desséchante haleine. Sous le poids des rayons d'un soleil accablant. Excédés de fatigue, ils marchaient d'un pas lent; Et dans un horizon tout surchargé d'orage, Us n'apercevaient point, pèlerins du désert. D'abri pour se mettre à couvert.
Déjà même ils perdaient courage, Lorsque dans un vallon à leurs yeux découvert Un platane touffu leur offrit son ombrage. Ils font halte à ses pieds, suspendent leurs propos