‹ Fables, contes et autres poésiesChapitre 7 sur 104 · LIVRE P REM IKK · texte numérisé non relu

LIVRE P REM IKK

Que, dans leur sagesse profonde.

Ils méditaient pour le bonheur du monde.

» Oh! que les animaux et que l'homme ici-bas Sont malheureux ! disait le modèle des chats ,

Et combien grande est leur folie !

Ils pourraient, renonçant à leurs sanglants débats, l ivre au sein du repos , sans haine , sans envie ; Mais non, jamais de paix ; toujours nouveaux combats ;

Ah ! que je plains leur triste vie ! »

Comme Raton commençait ce discours , Tout à coup une voix plaintive.

Et qui semblait invoquer du secours,

S'en vient frapper leur oreille attentive. C'était à la pointe du jour :

Et tout dormait encor dans les lieux d'alentour.

Tout près d'un bois, au fond d'une vallée, Des cris semblaient sortir d'une ferme isolée Que les premiers rayons de l'aube du matin Laissaient apercevoir à l'horizon lointain.

Nos héros de chevalerie Tiennent conseil. C'est l'avis du Renard

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D'aller droit sur la métairie.

On délibère peu; Ton se décide; on pari. « Pour une àme compatissante, Il est si doux , disait le papelard , De pouvoir apporter un baume salutaire A la douleur de ceux qui souffrent sur la terre ! Nous sommes à souhait servis par le hasard , Ne perdons plus de temps ; n'arrivons point trop lard. Ils se hâtent tous deux. 0 scène déchirante! Et comment retracer cet horrible tableau ? A l'endroit d'où sortait cette voix expirante

C'était un loup dévorant un agneau !

« Monstre, dit le Renard, quoi! sourd à sa prière, Cédant sans résister à tes cruels penchants, As-tu bien pu sous ta dent meurtrière Faire craquer ses membres innocents? »

Et le Chat d'ajouter d'une voix pateline : » Que l'éducation, celte iille des cieux, Pour les mortels est un don précieux !

Oui, l'ignorance est à mes yeux De tous les maux la funeste origine.

De la férocité l'ignorance est la sœur. Et cet agneau vivrai! encore Si sou infâme rav isseur

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