‹ Fables, contes et autres poésiesChapitre 8 sur 104 · LIVRE PREMIER. il · texte numérisé non relu

LIVRE PREMIER. il

Avait connu les lois de Pythagore. »

Au tort de la péroraison:,

Voici venir, de la même maison, Une poule gloussant et cherchant nourriture Pour ses poussins Qu'elle menait aux champs \oisins.

Le Renard, en cette aventure, Oubliant Pythagore et Socrate, et Platon, Et même les discours de son ami Raton, Le long d'un chemin creux furtivement se coule

Sans être vu; s'approche doucement, Puis, ne faisant qu'un hond, se saisit de la poule

Et dans le hois l'emporte en un instant.

De son coté, Raton, le bon apôtre,

Sans discourir en avait fait autant.

Voir les poulets, convoiter l'un, puis l'autre,

Ne dire rien, s'avancer pas à pas,

Couver des yeux le plus beau, le plus gras,

Sauter dessus, rejoindre son confrère, Une seconde en lit l'affaire.

Je laisse à penser le repas Due firent nos deux scélérats.

Après une nuit de voyage Bon appétit vaut mieux que beau langage. Enfin, les longs discours n'étaient plus de saison Messer Gaster parlait plus fort que la raison.

Tels tonnent contre le vice A qui, sans y rien changer, Ceci n'est pas étranger.

Une occasion propice Vient-elle à les engager, Ils courent au précipice Dont ils montraient le danger.

FABLE DEUXIEME

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