‹ Fables, contes et autres poésiesChapitre 77 sur 104 · LIVRE TROISIEME · texte numérisé non relu

LIVRE TROISIEME

Se présente au cheval , l'enfourche et fait voir comme Il sait le manier eu roi.

La foule d'admirer sa rare intelligence; Le Renard en son coin d'apprêter sa vengeance. Et le singe, d'user de la faveur du sort. Et de continuer de plus fort en plus fort.

Enfin, pour dernière prouesse, Il s'arme d'un fusil, le charge avec adresse, Ouvre le bassinet, amorce, et, l'ajustant A son épaule avec assez de grâce, Regarde en l'air, vise un oiseau qui passe , Le suit de l'œil, l'abat en un instant, Et dit au chien : « Xous partons pour la chasse. Ce dernier trait lui gagne tous les cœurs. Il mêle à tous ses jeux gambades sans pareilles,

Et, de merveilles en merveilles, Ne craignant désormais ni rivaux ni vainqueurs , Flatte, éblouit, étonne et ravit l'assemblée.

Bref, il est élu tout d'emblée; On le proclame roi. — Le Renard, irrité D'un aussi grand honneur et si peu mérité. En madré courtisan de la nouvelle idole.

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