‹ Fables, contes et autres poésiesChapitre 78 sur 104 · F A H LE S · texte numérisé non relu

F A H LE S

S'avance avec respect, se prosterne humblement, Et, faisant précéder son rusé compliment De trois profonds saints, prend ainsi la parole :

« Sire, tout vous présage un règne glorieux. Les grands et les héros du peuple qui m'écoule, \os seigneurs les lions, ne mettent point en doute Que le choix est tombé sur le plus valeureux; Ils aiment les combats, la gloire est tout pour eu\. Mais, vous le savez, Sire, un règne, à sa naissance

A surtout besoin de puissance.

La puissance des rois, c'est l'or.

Je viens mettre à vos pieds un immense trésor. Vous voyez cette cache, à dessein recouverte,

C'est là qu'il gît. Tout trésor est au roi. Trop heureuse pour moi, Sire, une découverte, (iage Irop faible encore et d'amour et de foi. »

Il dit, s'incline, et se relire

Et sous cape s'apprête à rire.

A ce mot de trésor, ce roi malavisé, Si lestement improvisé,

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