‹ Fables de Florian (volume 2)Chapitre 185 sur 271 · LA BREBIS ET LE BUISSON · texte numérisé non relu

LA BREBIS ET LE BUISSON

Le vainqueur, prudent comme Ulysse ! , Dans l'année ennemie avait des gens à soi ; C'est de ces gens que vint le désordre et l'effroi ; Et cent contes pareils que dame Histoire glisse, Et qu'on croit cependant comme article de foi.

Des mouches, pas un mot. Pourquoi?

Aux grands événements il faut de grandes causes : Voilà son système, fort bien; Mais qui saurait au vrai les choses Verrait souvent que ce n'est rien.

Là BREBIS ET LE BUISSON

Quelques-uns veulent que la fable Soit courte : ils ont raison; mais l'excès n'en vaut rien.

Qui dit trop peu, ne dit pas bien;

L'aride n'est point agréable.

Ésope même était trop sec;

Je m'en étonne, car tout Grec Est grand parleur : témoin notre divin Homère.

Ces deux conteurs ne se ressemblent guère.

L'un, par des vers sans fin dit qu'il faut s'accorder.

A l'autre allez le demander:

En deux mots il vous expédie, des deux extrémités ne sont point de mon goût. Évitez, c'est bien fait, la longue rapsodie; Ne dites rien de trop, mais aussi dites tout.

La Fontaine a bien fait d'étendre

Son laconique original.

1 Roi d'Ithaque, l'on des capitaines grecs qui défendirent Troie, et et renommé pour sa prudence,.

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