‹ Fables de Florian (volume 2)Chapitre 22 sur 271 · LE JEUNE HOMME ET LE VIEILLARD · texte numérisé non relu

LE JEUNE HOMME ET LE VIEILLARD

De grâce apprenez-moi comment l'on fait fortune, Demandait à son père un jeune ambitieux.

Il est, dit le vieillard, un chemin glorieux, C'est de se rendre utile à la cause commune, De prodiguer ses jours, ses veilles, ses talents, Au service de la patrie.

— Oh! trop pénible est cette vie, Je veux des moyens moins brillants.

— Il en est de plus sûrs, l'intrigue. . . — Elle est trop vile. Sans vice et sans travail je voudrais m'enrichir.

— Eh bien ! sois un simple imbécile, J'en ai vu beaucoup réussir 58 .

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