‹ Fables de Florian (volume 2)Chapitre 227 sur 271 · L'ÉLÉPHANT ET LE FRELON · texte numérisé non relu

L'ÉLÉPHANT ET LE FRELON

Il Youdrait qu'à l'instant, d'habitant de la terre

D devînt citoyen des airs;

D voudrait déjà qu'il fût père :

Pour un seul ver, dit-il, j'aurai cent vermisseaux. Le voile où s'opérait cette métamorphose, Semblait trop retarder tant de plaisirs nouveaux. A couper ce tissu le marmot se dispose.

Sa main mal assurée, et les cruels ciseaux De concert avec ceux de la Parque fatale, Pour l'insecte chéri trop funeste concours, Tranchèrent et sa soie et le fil de ses jours : De sa coque il passa dans la barque infernale 1 .

C'est aini qu'en voulant se hâter de jouir, Souvent on perd un bien qu'on allait recueillir.

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