‹ Fables de Florian (volume 2)Chapitre 265 sur 271 · LES FORÇATS · texte numérisé non relu

LES FORÇATS

Entre la (erre et la voûte céleste, On les voit, sans soutien, braver l'effort des vents. Le ciel qui nous donna du jugement de reste, A bien mal partagé ces gens !

Une fourmi courant à son ouvrage,

fit taire alors le reptile insolent.

Fort bien, dit-elle ! Avoir moins de talent, Selon toi, c'est être plus sage.

A l'essor du moineau, crois-moi, n'insulte pas : Voler est son destin, ramper est ton partage : Pour l'oser attaquer tu le vois de trop bas. Et toi, lis, mon ami, tu n'as pas bonne grâce

De censurer cet insecte rampant.

Il arrive à la fin, quoique bien lentement ; Hais tu ne peux changer de place.

Adieu, messieurs ; mon magasin m'attend.

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