LES FORÇATS
Des criminels à périr condamnés, Chargés de fers, accablés de misères, Comptaient des jours sans cesse empoisonnés Par la rigueur de leurs destins contraires.
Aux malheureux sied-il d'être jaloux, De se haïr, de connaître l'envie?
Ceux-ci rivaux et se trahissant tous, En noirs complots passant leur triste vie, Un jour livrés au plus affreux courroux, Et se frappant avec leurs propres chaînes, Ces furieux se meurtrirent de coups.
Quelqu'un leur dit : Cruels ! y pensez-vous?