S6 LIVRE IV, FABLE H
Venez, par un cmbrassement, Combler le doux plaisir que mon âme ressent. Si je pouvais motïter jusqu'aux lieux où voua ctes, Ohl j y serais déjà, soyez-en bien certain. »
Les écureuils ne sont pas bêtes,
Et le mien était fort malin.
Il reconnaît lo patelin, Et répond d'un ton doux : « Je meurs d'impatience
De vous embrasser, mon cousin; Je descends : mais, pour mieux lier la connaissunce, Je veux vous présenter mon plus fidèle ami. Un parent qui prit soin de nourrir mon enfance; Il dort dans ce trou-là : frappez un peu; je pense Que vous serez charmé de le connaître aussi. »
Aussitôt maître renard frappe.
Croyant en nunger deux : mais le fidèle chien
S'élance de l'arbre, lo happe ,
Et vous l'étrangle bel et bien.
Ceci prouve deux points : d'abord qu'il est utile Dans la douce amitié de placer son bonheur; Puis, qu'avec de l'esprit il est souvent facile Au piège qu'il nous tend de surprendre un trompi ur.
m. Le Perroquet.
Un gros perroquet gris, échappô de sa cage ,
Vint s'établir dans un bocage ; Et là, prenant le ton do nos faux connaisseurs, Jugeant tout, blâmant tout d'un air de suffisanco, Au chant du ro.>signol il trouvait des longueurs,
Critiquait surtout sa cadence.
Le linot, selon lui, ne savait pas chanter; La fauvette aurait fait quelque chose peut-être, Si de bonne heure il eût été son myître,