VI. La Vipère et la Sangsue
La vipère disait un jour à la sangsue :
« Que notre sort est différent !
On vous cherche; on me fuit : si l'on peut, on me tue;
Et vous , aussitôt qu'on vous prend ,
Loin do craindre votre blessure ,
L'homme vous donne de son sang
Une ample et bonne nourriture :
Cependant vous et moi faisons même plqiire. »
La citoyenne de l'étang
Répond : « Oh ! que nonni , ma chère ; La vôtre fait du mal, la mienne est sâhUaire. Par moi plus d'un malade obtient sa guérison ; Par vous tout homme sain trouve une mort cruells. Entre nous deux, je crois, la différence est belle :
Je suis remède et vous poison. »
Cette fable aisément s'explique :
C'est la satire et la critique.
t. Imité d'Iriarle, poète espagnoL
VIL Le Pacha et le Ùervis.
Un Arabe, à Marseille, autrefois m'a conté Qu'un pacha turc dans sa patrie