XVII. Le Jeune Homme et le Vieillard
■ De grâce , apprenez-moi comment l'on fait fortune, Demandait à son père un jeune ambitieux. — H est, dit le vieillard, un chemin glorieux : C'est de se rendre utile à la cause commune , De prodiguer ses jours , ses veilles , ses talents , Au service de la patrie.
— Oh ! trop pénible est cette vie ; Je veux des moyens moins brillants.
— Il en est deplussûrs, l'intrigue.... Elle est trop vile, Sans vice et sans travail je voudrais m'enrichir.
— Eh bien ! sois un simple imbécile, J'en ai vu beaucoup réussir', »
1. Cet apologue est encore une épigramme, dans le sens dé' ce ?ers du satirique Gilbert :
S'il n'eût été qu'un sot, il aurait prospéré.