‹ Fables de Florian (volume 3)Chapitre 44 sur 160 · I. La Stère, l'Enfant et les S'irigves · texte numérisé non relu

I. La Stère, l'Enfant et les S'irigves

« Maman , disait un jour à la plus tendre mère Un enfant péruvien sur ses genoux assis, Quel est cet animal qui , dans cette bruyère ,

Se promène avec ses petits ?

Il ressemble au renard. — Mon fils, répondit-elle.

Du sarigue c'est la femelle :

Nulle mère pour ses enfants N'eut jamais plus d'amour, plus de soins vigilants. La nature a voulu seconder sa tendresse, ' ,

Et lui fit près de l'estomac Une poche profonde, une espèce de sac, Où ses petits , quand un danger les presse ,

Vont mettre à couvert leur faiblesse.

Fais du bruit , tu verras ce qu'ils vont devenir. » L'enfant frappe des mains ; la sarigue attentive

Se dresse, et , d'une voix plaintive , Jette un cri , les petits aussitôt d'accourir ,

Et de s'élancer vers la mère , En cherchant dans son sein leur retraite ordinaire.

La poche s'ouvre, les petits

En un moment y sont blottis ; Ils disparaissent tous : la mère avec vitesse

S'enfuit emportant sa richesse".

La Péruvienne alors dit à l'enfant surpris :

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