‹ Fables de Florian (volume 4)Chapitre 105 sur 319 · POEME. 1G · texte numérisé non relu

POEME. 1G

11 a guidé mes pas , il défendit mes jours ; Cest de lui que je tiens l'objet de mes amours ; Lui seul vous fait revoir la céleste lumière ; 11 m*a donné ma femme et m'a rendu mon père : Hélas ! que peut pour lui notre vive amitié ? Des trésors de Sara donnons-lui la moitié : Qu'en recevant ce don sa bonté nous honore ; S'il daigne l'accepter, il nous oblige encore.

Aux piédië de l'ange alors le père avec le fils , Rougissant tous les deux d'offiirce faible prix\ Le pressent de choisir dans toute leur richesse. L'ange, les regardant, sourit avec tendresse : Ne vous offensez pas, dit-il, de mes refus ; Gardez^ gardez vos biens, et surtout vos vertus ; £lles vous ont valu le secours de Dieu même. Je suis l'ange envoyé par ce Dieu qui vous aime ' II voulut acquitter ses bienfaits si nombreux, Répandus, prodigués à tant de malheureux. Vos aumônes, vos dons, ô vieillard charitable. Tout, jusqu'au simple vœu d'aider un misérable^ Fut écrit dans le ciel ; Dieu conserve en ses mains. Comme un dépôt sacré , le bien fait aux humains. Il vous rend ces trésors, mai» pour le même usage ^ Au pauvre, à l'indigent faites-en le partage ; Donnez pour amasser auprès de l'Étemel ; Vivez longtemps heureux ! Moi , je retourne au ciel.

> Egoenim som Raphaël angélus, umis ex septem qui adstamns anle Dominum... Bona est oraUo cum jejunio et eleemosyna... quoniamelee*

mosyna a morte libérât et facit invenire misericordianu .. etc. Tempus

est ergo ut rcvertar ad eum qui me misit... etc.

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