SCÈNE IX
ABLEQUI5, ABGENTISE, DOBVAL.
AM»T. Elle est en colère contre vov, monsieur Durval : pourquoi aussi vous aviser delà criti<|oer?
DOBV. Vous voyez , madame , Torgueil des gens de lettm; leur espeit chatouilleux ne peut pas supporter tout ce qui n'est pas louange: aussi je n'en veux plus voir, je ne veuxphis m'occaper que de musique. Ah ! pariezmoi des moBidens; voilà des gens polis, dociles, et quiconnaisGent le prix do connaisseur qni les enoonragel Dernièrement je donnais des avis àun compositenr ; il fallait voir avec quelle attention il m'éoootait ! eicependant il est convenu depuis qu'il ne me comprenait pas. Tous le connaisBez peutêtre: c'est Goncertini.
ABLEQ. Sûrement je leconnai&
DUBV. Vwlà ce qui s'appelle un homme, on grand Inmmie ! Ah! vous n'avez pas vu son nouvel opéra? c'est là de la musique , une harmonie douce, tendre, et toujours chantante; une mélodie passionnée, une- Monsieur , nous ne sommes pas encore dignes de cet homme-là.
ABLBQ. Oh! sûrement; il faut qu'a soit Wen poli pow avoir la bonté de
venir ici.
Abgert. Cest donc un très-grand compositenr?
DuBV. Ah ! madame , c'est qu'il n'y a pas un seul morceau qui n'attache, qui n'entraîne : cTest toujours un chant doux, gracieux; vous vous sentez enlever de terre sans vous en apercevoir, et votre âme reste suspendue dans la région du plaisir tout le temps que vous écouter Le grand malhenr, c'est que Paris a les oreilles bien longues pour entendre cette imuiqtie-l^.
Arlbq. Oh ! c'est superljc ! et avec cela une musique toujours gentille,
n'cst-il'pasvrai?