SCÈNE PREMIÈRE
ARLEQnN, NÉRINE.
NÉR. Je te suivrai partout.
ARLEQ. Gomme il vous plaira ; la me est libre.
NÉR. Je saurai ce que ta fais, et où tu vas.
ARLBQ. Vous ne saurei rien ; car Je vais rester ici à ne rien faire.
NÉE. Hais dis-moi, Je t*en supplie...
ARLEQ. Quoi?
NÉR. Tu es bien sûr que Je t'aime ?
Arleq. Oui.
N^.R. Et toi, m'aimes-tu?
Arleq. Non.
NÉR. Et tu penses, perfide...?
ARLEQ. Un moment , mademoiselle Nérine t êtes- vous capable de m'écouter une minute de sang-froid ?
NÉR. Oui , oui , parle : parle, Je t'écoute; Je suis curieuse de savoir comment tu pourras t'excuser de cette indifférence , de cette froideur qui fait le malbeorde ma vie; comment tu pourras me persuader... Mais parie donc, je t'écoute tranquillement.
ARLBQ. Je le vois bien ; mais votre tranquillité me fait peur.
NÉR. Allons, explique-toi, justitie-toi; parte-moi donc.
Arleq. Soyez juste, mademoiselle Nérine : vous savez bien que de ma vie je ne vous ai parlé d'amour ; d'après cela...
NÉR., très-vivement Tu ne m'en as jamais parlé , scélérat ! tu ne m'en as jamais parlé! Te souvient-il des oreiniers temps que tu étais dans la