SCÈNE Vï
MYRHL, GHLOé.
CBL . Je sais tout , mon ami , Je viens de chez votre père ; J'ai vu Lamon, Je lui ai parlé ; il espère de plus en plus.
Mtbt. Ah ! mon amie , ma chère Chloé ! en m'apprenant cette benreaw nouvelle , vous me la rendez encore plos douce.
Chl. Cest vous qui avez pensé à Lamon, c'est vous qui avez été le cherdier ror la grande montagne. Vos frères pleuraient votre père; vous, Myrtil, vous l'avez sauvé. Aussi mon cœur fait-il tous ses efforts pour vous aimer davantage; J'ai bien peur quMl ne le puisse pas... Biais où est donc votre houlette?
Mtbt., les yettx baissés. Ma houlette?
Chl. Vous l'avez perdue?
Mybt. Non.
Chl. Vous l'avez donnée?
Mybt. Oui.
Chl. Si tout autre que vous me Tavait dit , je ne Taurais pas cru.
Mybt. Ah ! quand Vous saurez... Mais , vous-même, qu'avez -vous fait des tourterelles?
Chl., tristement. Je ne les ai plus.
Mybt. Et que sont-elles devenues?
Chl., ett soupirant. Elles expirent à présent.
Mybt. O ciel ! Et quel est le barbare qui a pu donner la mort à de ai tendres oiseaux?
Chl. Cest moi-même.
Mybt. Tous, Chloé?
Chl. Je les ai donnés à Lysis, pour qu'en* les sacrifiant à l'Amour il obtint de ce dieu puissant la santé de votre père.
Mybt. Ah ! je respire, ma Chloé. Vous m*en êtes cent fois plus chère ; et jamais...
Chl. Ma houlette n'a pas été offerte à l'Amour?
Mybt. Non ; mais le vieux Lamon me l'a demandée i)onr prix de la guérison de mon père : pouvais-je la refuser, Chloé? J'ai baisé ma houlette, f't je l'ai donnée à Lamon.
Chl. Ah ! que vous me soulagez, Myrtil ! Loin de vous en savoir mauvais gré , vous avez , je crois , trouvé le seul moyen d'être chéri davantage.
Mybt. Je n'ai fait que mon devoir, je le ferais encore. Mais que ma houlette était belle !