SCÈNE VU
Chl. J'aurais donné ma vie pour mon bienfaiteur, aiais que mei tourterelles étaient clitarmantes!
Mybt. Nous approuvons tous deux ce que nous ayons fait , et cependant notre cœur murmure. Hélas l il n*est plus temps, Chloé : les tourterelles sont immolées, la houlette est dans les mains de Lamon ; ni vous ni moi ne rererrons plus ni les tourterelles ni la belle houlette.
scÈsm VII.
MTRTIC , CHLOÉ; LTSIS, apportant les tourterelles et I9 houlette.
Lys. Tous les reverrez , tous les posséderez encore , enfants vertueux et sensibles. L'Amour vous rend vos victimes, Lamon vous remet son salaire. L* Amour et Lamon viennent de ra'expliqner leurs volontés.
Mybt. O ciel !
Lys. Gomme j'allais offrir ces tourterelles, comme Je tenais le couteau sacré sur leurs coeurs, une voix douce est sortie de la statue de TAmour t Va, m*a-t-elle dit, va reporter à la J<eune Chloé les tendres oiseaux qn*eUe m'avait offerts. Dis-lui que je ne reçois point son sacrifice, et que j*ai rendu la santé au bon Ménalque. Assure-la, ainsi que Myrtil, que je veille sur leurs destins , que Je les unirai bientôt , et que toujours je rends heureux ceux qui , en m'adorant , adorent encore la vertu.
Mybt. Ah ! ma Chloé !
Chl. Cher Myrtil , quel bonheur pont nou»I
Lys. a peine le dieu avait adievé ces paroles, que le vieux Lamon. est arrivé : Ménalque est guéri , m'a*t-il dit t ce n'iest point mon art, (fest ton dieu qui a fait un si grand prodige. Je ne puis prétendre à aucun salaire: reporte à Myrtil le don qu'il m'avait fait En parlant ainsi, il m'a remis cette houlette. Reprenez-la, Myrtil ; Chloé , reprenez vos oiseaux t et n'oubliez jamais l'un et l'autre qu'eu sacrifiant tout à son devoir* on est sûr d'arriver au bonheur-
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