‹ Fables de Florian (volume 4)Chapitre 315 sur 319 · LA MONTRE ET LE CADRAN · texte numérisé non relu

LA MONTRE ET LE CADRAN

Un jour la montre «u cadran insultait.

Demandant quelle heure il était.

Je n'eu sais rien, ^t le greffier solaire >. Eh ! que fais-tu donc là , si tu n'en sais pas plus? J'attends , répondit^il , que le soleil m'éclaire ;

Je ne sais rien que par Phébus.

Attends-le donc; moi je n'en ai que faire, Dit la montre ; sans lui je vais toujours mon train.

Tous les huit jours un tour de main , C'est autant qu'il m'en ^ut pour toute ma semaine. Je chemine sans cesse , et ce n'est point en vain

Que mon aiguille en ce rond se promène. Écoute; voilà l'heure. Elle sonne à l'instant Une, deux, trois et quatre. Il en est tout autant^ Dit-elle. Mais, tandis que la montre décide ,

Phébus , de ses ardents regards .

Chassant nuages et brouillards.

Regarde le cadfan, qui, Ûd^e à son guidfi,

Marque quatre heures et trois ^larts.

Mon enùnt , dit-il à rh<Nrloge ,

Va-t'en te faite ren^mter.

Tu te vantes, sans hésiter,

De répondre à qui tf interroge :

> On ajustement blâmé cette expression , le greffier solaire; mais, à cela prùs , la fable mérite d'être conserTée. ( Note de Védiieur, )

Mais qui t'en croit peut bien se mécompter. Je te conseillerais de suivre mon usage. Si je ne vois bien clair, je dis : Je n'en sais rien. Je parle peu , mais je dis bien.

Cest !• caractère du sage.

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