‹ Fables de Florian (volume 4)Chapitre 5 sur 319 · LES DEUX VOYAGEURS · texte numérisé non relu

LES DEUX VOYAGEURS

Le compère Thomas et son ami Lubin Allaient à pied tous deux a la ville prochaine.

Thomas trouve sur son chemin

Une bourse de louis pleine; Il Fempoche aussitôt. Lubin , d'un air content,

Lui dit : Pour nous la bonne aubaine!

, Non , répond Thomas froidement , Pour nouSf n^est pas bien dit; pour moi, c'est différeut. Lubin ne soufQe plus : mais , en quittant la plaine , Us trouvent des voleurs cachés au bois voisin.

Thomas tremblant, et non sans cause , Dit : Nous sommes perdus ! Non, lui répond Lubin, Nous n'est pas le vrai mot ; mais toi, c'est autre chose. Cela dit , il s'échappe à travers les taillis. Immobile de peur , Thomas est bientôt pris : . Il tire la bourse, et la donne.

Qui ne songe qu'à soi quand sa fortune est bonne Dans le malheur n^a point d'amis.

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