‹ Fables de Florian (volume 5)Chapitre 121 sur 142 · JUPITER ET MI NOS · texte numérisé non relu

JUPITER ET MI NOS

Explique-moi pourquoi l’enfer suffit à peine Aux nombreux criminels que t’envoie Atropos.

Quel est de la vertu le fatal adversaire Qui corrompt à ce point la faible humanité?

C’est, je crois, l’intérêt ? . — L’intérêt ! Non, mon père. — Et qu’est-ce donc ? — L’oisiveté.

Ou’au temps jadis, après une sanglante guerre Où , malgré les plus beaux exploits ,

Maint lion fut couché par terre ,

L’éléphant régna dans les bois.

Le vainqueur, politique habile,

Voulant prévenir désormais Jusqu’au moindre sujet de discorde civile,

De ses vastes États exila pour jamais La race des lions, son ancienne ennemie.

L’édit fut proclamé. Les lions, affaiblis,

Se soumettant au sort qui les avait trahis , Abandonnent tous leur patrie.

Ils ne se plaignent pas; ils gardent dans leur cœur

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