LA GUÊPE ET LA BEI LEE
ans le calice d’une fleur La guêpe, un jour voyant l’abeille, S’approche en l’appelant sa sœur.
Ce nom sonnait mal à l’oreille De l’insecte plein de fierté,
Qui lui répond : Nous, sœurs! ma mie;
Depuis quand cette parenté?
— Mais c’est depuis toute la vie,
Lui dit la guêpe avec courroux.
Considérez-moi, je vous prie;
J’ai des ailes tout comme vous,
Même taille, même corsage,
Et, s’il vous en faut davantage,
Nos dards sont aussi ressemblants
— Il est vrai, répliqua l’abeille, Nous avons une arme pareille, Mais pour des emplois différents.
La vôtre sert votre insolence,
La mienne repousse l’offense; Vous provoquez, je me défends.