‹ Fables de Florian (volume 5)Chapitre 130 sur 142 · LA GUÊPE ET LA BEI LEE · texte numérisé non relu

LA GUÊPE ET LA BEI LEE

ans le calice d’une fleur La guêpe, un jour voyant l’abeille, S’approche en l’appelant sa sœur.

Ce nom sonnait mal à l’oreille De l’insecte plein de fierté,

Qui lui répond : Nous, sœurs! ma mie;

Depuis quand cette parenté?

— Mais c’est depuis toute la vie,

Lui dit la guêpe avec courroux.

Considérez-moi, je vous prie;

J’ai des ailes tout comme vous,

Même taille, même corsage,

Et, s’il vous en faut davantage,

Nos dards sont aussi ressemblants

— Il est vrai, répliqua l’abeille, Nous avons une arme pareille, Mais pour des emplois différents.

La vôtre sert votre insolence,

La mienne repousse l’offense; Vous provoquez, je me défends.

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