L'AVARE ET SON FILS
Découvrit à la lin les pommes de son père.
Il attrape les clefs et va dans ce réduit ,
Suivi de deux amis d’excellent appétit.
Or vous pouvez juger le dégât qu’ils y firent, Et combien de pommes périrent !
L’avare arrive en ce moment ,
De douleur, d’effroi palpitant :
Mes pommes! criait-il : coquins , il faut les rendre , Ou je vais tous vous faire pendre.
Mon père, dit le fils, calmez-vous, s’il vous plaît . Nous sommes d’honnêtes personnes :
Et quel tort vous avons-nous fait ?
Nous n’avons mangé que les bonnes.