LIVRE SEPTIEME
Dédicace a Madame de Monte sp an , page i .
Vers 1. L'Apologue est un don qui vient des immortels»
E que dit La Fontaine est presque d*unc vérité exacte , et est nu moins d'une vcriti! poétique. On trouve des apologues jusques dans les plus anciens livres de la bible. En voici un bien extraordinaire.
Les arbres voulurent un jour se choisir an Roi, Ils s* adressèrent d* abord à l'olivier et lui dirent : règne. L'olivier répondit : je ne quitterai paê U sein de mon huile pour régner sur vous. Le figuier dit , qu'il aimait mieux ses figues que l'embarras du pouioir suprême, La vigne donna la préférence à ses raisins, linfin les, arbres s'adressèrent au buisson : U buisson répondit. Je vous offre mon ombre.
On sent tout ce qu'il y a de liardi dans cette idée , et si on trouvait nue telle table dans les écrits de ceux qu\)n nomme philosophes y on se récrierait contre cette audace. Heureusement le Saint-Esprit n'est pas /«xposé aux persécutions et ne les craint pas plus qu'il ne 1 es inspire y ou ne les approuve.