‹ Fables de Fontaine avec les notes de ChampfortChapitre 14 sur 86 · V. 2'3. Paroles et regards , tout est charme dans vous · texte numérisé non relu

V. 2'3. Paroles et regards , tout est charme dans vous

Cet éloge est trop direct j et le goAt délicat de madamQ de Montcspan eût sans doute été plus flatté d*une louange plus fme. 7.\>ut < <; que lui dit La Fontaine est assez commun ; mais il y a deux wts bien singuliers.

V. 27. Et d'un plus grand maître que moi Votre louange est le partage,

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296 Notes, L i v. VII.

Ce grand maître était, comme on sait, Louis XIV. Pcnt-étrc un autre que La Fontaine n*eut pas osé s'exprimer au&si simplement y mais la bonhommie a bien des droits.

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Ce second' volume ouvre par le plus beau des Apologues de La Fontaine, et de tous les Apologues. Outre le mérite de l'exécution, qui dans son genre est aussi parfaite que celle dn chêne et du roseau , cette fable a l'avantage d*un fond beaucoup plus riche et plus étendu ; et les applications morales en sont bien autrement importantes. CV'st presque Phîstoire de toute société humaine.

Le lieu de la scène est imposant ; c'est l'assemblée générale des animaux. L'époque en est terrible , celle d'une peste universelle ; l'intérêt aussi grand qu'il peut être dans un Apologue, celui de sauver presque tous les êtres ; hôtes de l'univers sous le nom d'animaux , comme a dit La Font<iine dans un autre endroit. Les discours des trois principaux 'personnages , le lion , le renard et l'âne , sont d'une Tcrité telle que Molière lui-même n'eût pu aller plus loin. Le dénouement de la pièce a , comme celui d'une bonne comédie , le mérite d'être préparé sans être prévu ; et donne lieu à une suqirise agréable , après laquelle l'esprit est comme forcé de rêver à la le^on qu'il vient de recevoir , et aux conséquences qu'elles lui présentent. Passons au détail.

L'auteur commence par le plus grand ton. . . Un mal qui répand la terreur, etc. . . C'est qu'il veut remplir l'esprit du lecteur de Timportance de sou sujet , et de plus il se prépare un contraste avec le ton qu'il va prendre dix vers plus bas.

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