V. a5. Les choses d'ici-bas ne me regardent plus
Nous avons vu un peu plus haut le prétexte de la dévotion cacher le goût de toutes les jouissances. Nout voyons Pégoïsme et la dureté monacale y cachés sous Pair de la sainteté. C'est après avoir parlé du ciel qu'il ferme sa porte à ces pauvres gens. L'auteur ilu TartnlTe dût être bien content de celte petite fable. C'est vraiment «n chef-d'œuvre. Un goût sévère n'en effacerait qu'un seul mot , c'est celui d'argent dans le récit du voyage des députes. Il fallait un terme plus général y celui de provisions y par exemple.
V. 35. Je suppose qu'un moine, . . . C'est pour cela qu'il a mis la scène dans le Levant. Que ile malice dans la prétendue bonhommle de ce vers ! et c'est le même auteiur qui vous a dit si crûment » votre ennemi c'est votre maître. Craignait-il plus les moines que les rois^ Peut-être n'avait-il pas tout-k-fait tort.
Fable IV, page 9.
V. 1. Un jour sur ses longs pieds, ... j\I. de Voltaire critique ces
Notes, Liv. VII. 299
deux vers comme d*un style ignoble et bas. Il me semble qu*ils ne ■ont que familiers ; quUls metrcnt la chose sous les yeux , et que ce mot long répété trois ibis exprime merveilleusement la conformation extraordinaire du héron.
A l'occasion de ce mot y l'oiseau , qui fmit le vers 12 , et qui recommence une autre phrase y je ferai quelques remarques que j'ai omises jusqu'à présent sur la versification de La Fontaine. Nul poëte n'a autant varié la sienne par la césure et le repos de ses vers ; par la manière dont il entre-méle les grands et les petits ; par celle dont il croise ses rimes. Rien ne contribue autant à sauver la poésie française de Pespèce de monotonie qu'on lui reproche. Le genre dans lequel La Fontaine a écrit est celui qui se prétait le plus à cette variété de mesure y de rimes et de vers ; mais il faut convenir qu'il a été mer^'eilleusement aidé par son génie y par la finesse de son goût y et par la délicatesse de son oreille.
Fable Y , page 10.
V. 4- • • • I^otei ces deux points-ci, La Fontiûne a raison d*ar* réter l'attention de son lecteur sur le bon esprit de cette jeune personne, qui a songé à tout ; mais que de grâces dans cette précision f noUi ces deux poinu-ci.
y. a^. Sans chagrin quoiqu'en solitude.
Pourquoi donc le dit-elle \ Pourquoi y pense-t-elle 1 La Fontaine nous le dit plus bas vers 40*
Le désir peut loger ehei une précieuse ;
Quelle finesse dans cette peinture du cœur !