‹ Fables de Fontaine avec les notes de ChampfortChapitre 27 sur 86 · V. I. Le serpent a deux parties · texte numérisé non relu

V. I. Le serpent a deux parties

Cette fable écrite du style le plus .simple , et bien moins ornée que les précédentes , n'est pas d'une grande application dans nos mœurs; mais elle en avait beaucoup dans nos anciennes déniocra» ties.

Je n^aime pas ces petits vers , Pour le pas ,

Et lui «fit:

Tout cela me parait de pures négligentes ; mais il y en a deux

trèi-buiis.

Le ciel eut pour ses vœiix une bonté cruelle.

Souvent sa complaisance a de mcchans effets : Fable XV III, page 35.

La petite aventure que raconte ici La Fontaine , arriva .\ Londres vers ce tems-là y et donna lieu à cette pièce de vers y qu'il plait a. La Fontaine d'appeler une fable.

V* 14* <^'^'* dirai quelque jour les raisons amplement.

Cela n'a l'air que d'une plaisanterie : cejicndant La Fontaine s'avisait quelquefois de traiter des sujets de philosophie et de physique , auxquelles il n'entendait pas grand chose. Il .s'i'st donné la peine de faire un poëme en quatre chants sur le quinquina. Au reste le Prologue de cette fable-ci sf*rait excellent, si ou faisait iiuo coupure après le treizième vers *, que l'on passât tout de suite au trentième , quand Veau courbe un bâton. Tout ce que dit le porte , esc exprimé avec autant d'exactitude que pourrait en avoir un philosophe qui écrirait en prose.

3o8 Notes, JLir. VIII.

la tôte A son coq» et la lui remettre sur le champ* Il estrraiqi^I trouvait toujours des prétextes de diflerer jusquVu lendemain. On «Tertit La Fontaine que le lendemain n'arriverait pas. Il en l'ut d'une turj)risc extrême.

F ▲ B L s Vf page 48.

V. 1. Par des vœux importuns , etc» . . Cette distribution égale de huit vers pour le Prologue » et de huit autres pour la table , rappelé ce que nous avons dit dans la note sur celle du coq et delà perle ) lÎF. 1 f fable ao.

Fable VI, page 49*

y. 1. Rien ne pèse autant qu'un secret:

Cette petite historiette y dont la moralité n'est pas nenve y nt bien joliment contée. Renommée , journée , mauvaise rime. Le dialogue des deux femmes est très-naturel. C'est un des talent de La Fontaine , et voilà ce que n'ont pas les autres fabulistes.

Fablb VII, page 5o.

y. 1. ^ous n'avons pas les yeux à l'épreuve des belles»

Lamotte , fabuliste très-inférieur à La Fontaine , a rapproché ces deux idées dans un vers fort heureux. Il dit : que les juges ont trèssouvent y

Pour Us présens y des mains ; pour les belles , des jeux.

V. 6. S'était fait un collier^ etc, . . . Précision très- heureuse et qui fait peinture. "«^

y. 7. Il était tempérant plus qu'il n'eût voulu l'être y

Vers très-plaisant qui exprime a merveille le coàibat entre l'appétit du chien et la Wctoire que son éducation le force à remporter sur lui-même.

y. 23 Et lui sage j il leur dit :

Il est difficile de blâmer la conduite de ce chien ; cependant comme il est dans cette fable le représentant d'un échevin ou d'un prévôt des marchands , La Fontaine n'auniit pas dû lui donner l'épithéte de Stigc. Il a l'air d'approuver pur ce mot ce voleur qui suit l'exemple des autres ; proposition insoutenable en morale. IVlais l'échevin uoit dire : Messieurs , vole{ tant qu'il vous plaira j je ne puis l'empêcher j je me retire. Mais d'où yient le même ftiit offrc-t-il un résultat moral si

Notes, Lit*. VII I. 809

iï\ffe*ront , quant .lu chirri rt rju;int .\ Tctclirviu i ha cause tlp certc difl'éronce y'wnl do co que le cliini iréf.mt pa<i obligé il'èîrc moral y on admire son instinct dont il laii ici un trùs-bon usa^e. Mais riiomine étant oblige' de inetire île la morditô dans toutes ses actions , il ces^e, lorsqu'elles n'en ont pas , ilo Taire un bon usage de sa raison.

Fable VIII, page /îtî.

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