‹ Fables de Fontaine avec les notes de ChampfortChapitre 54 sur 86 · V. 1. Dtux penvquets j l'un pire et Vautre fils y · texte numérisé non relu

V. 1. Dtux penvquets j l'un pire et Vautre fils y

Ces quatre premiers vers sont |oUinent tournés , et sembleraient annoncer un meilleur Apologue. Celui-ci est tres-médiocre. Ce perroquet qui crèTe les yeux au fils du roi ; ce roi qui y a perrorer le perroquet perché sur le haut d*un pin ; cela n*est pas d*un goût bien exquis.

Les deux derniers vers de la pièce sont agréables et ont presque passe en prorerbe ; mais la Traie moralité de cette prétendue fable y est que la confiance mutuelle une fois perdue , elle ne se recouvre pas. Voyez un conte de Sénecé , intitulé le Kaimak y qui se trouve dans tous les recueils.

Fable XIII, page i53.

V. 1. Mire lionne , eu. • . J'aurais touIu que La Fontaine s'arrêtât après le douzième rers.

fiJ 'avaient-ils ni pire ni mire ?

Il me semble que cela donnait bien autrement à penser. Et en effets toute la morale ne tend guère qu'à empêcher les malheureux de so plaindre y ce qui n'est pas d'une grande conséquence.

Les deux derniers vers : Quiconque en pareil cas > etc. , , sont excellens ; mais la moralité qu'ils enseignent est énoncée d'une manière bien plus frappante dans une fable de Sadi , fameux poëte persan ; la voici :

» Un pauvre entra dans une ^osquée pour y faire sa prière : ses a» jambes et ses pieds étaient nuds , tant sa misère était grande , et il. w s'en plaignait au ciel avec amertume. Ayant fini sa prière , il se w retourne et Toit un autre pauvre appuyé contre une colonne et assit ' » sur son séant. Il apperçut que ce pauvre n'avait point de jambes. Le » premier paurre sortit de la mosquée en rendant grâces aux dieux ».

Fabls XIV, page i55.

V* 4* ^'^'^ vois peu dans la fable, encor moins dans l'histoire.

Ces quatre premiers vers sont très-jolis , mais n'obtiennent pas grâce pour le fond de cet Apologue , qui me parait défectueux. Quel rapport y a-t-il entre Hercule ayant obtenu l'apothéose par des travaux utiles aux hommes (c'est ainsi du moins qu'il faut l'envisager dans TApologue), quel rapport, dis-jc , entre ce dieu et un arenturier^

334 NoTis^ Lit. X.

ùâêânt me êctum foWe , dangereuse y inutile aux antres , on qni ne peut être ntile qn'i Ini-méme i Quelle le^on pent-il résulter dn sncc^ de son audace absurde et imprudente i Je ne connais pas de snjet de lable moins fait pour plaire a La Fontaine que celui-ci. J'ai déjà ob- •erré qu'il n'était point le poëte de l'héroume , mais celai de la natare et de la raison ; et la raison peut-elle être plu» blessée qu'elle ne Test par l'entrepose de cet arenturier {

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